Publié : 15 décembre 2017 à 7h45 par La rédaction

Collision bus scolaire / train à Millas: 4 enfants morts et 20 blessés dont 10 graves - Ce que l'on sait ce matin de ce qui s'est passé

MONA FM
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Quatre enfants ont été tués jeudi et vingt personnes blessées quand un car scolaire a été coupé en deux dans une collision avec un train. Le véhicule scolaire, qui transportait une vingtaine d'adolescents d'un collège, âgés de 13 à 17 ans, a été percuté à un passage à niveau vers 15h00 GMT à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, près de la frontière avec l'Espagne.

Vingt-quatre personnes ont été impliquées dans cet accident, dont une vingtaine d'enfants âgés de 13 à 17 ans scolarisés à Millas. "Quatre décès ont été constatés, dix personnes sont en situation d'urgence absolue et dix en urgences relatives", transférées vers les hôpitaux de la région", a précisé la Préfecture des Pyrénées-Orientales, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Le processus d'identification a commencé et il est extrêmement difficile", a déclaré à la presse le Premier ministre français Edouard Philippe, arrivé dans la soirée dans cette ville de 4.000 habitants. Le maire d'une localité voisine de l'endroit du drame, Robert Olive, avait auparavant parlé d'une "vision d'horreur" et expliqué que l'accident s'était produit "au croisement de la voie ferrée, sur un passage à niveau très dégagé". "Le car a vraiment été coupé en deux par le train", a-t-il dit.

Interrogée par l'AFP, la Société nationale française des chemins de fer (SNCF), a répondu que, "selon des témoins, le passage à niveau a(vait) fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête". Il s'agit d'un passage à niveau "classique" doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, a précisé l'entreprise selon laquelle le passage à niveau "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux".

L'Association nationale Droits des Victimes (ADV) a en revanche estimé que la SNCF s'était "très rapidement exonérée de toute responsabilité dans cette affaire".

"Il y a beaucoup d'incertitudes à ce stade de l'enquête", a déclaré à l'AFP une responsable de la gendarmerie régionale.

"Un travail de secours est effectué par les pompiers, un travail d'identification des victimes par les gendarmes et un travail d'enquête dont sont également chargés les gendarmes", a-t-il ajouté.

Le parquet a ouvert une enquête pour "homicides involontaires".

De source proche de l'enquête, on indique que des témoins ont déjà été entendus et que d'autres le seront. Des prélèvements seront effectués pour vérifier l'alcoolémie et la toxicologie de la femme qui était au volant du car de ramassage scolaire ainsi que du conducteur du train.

Le site de l'accident a été entièrement fermé aux médias.