Publié : 25 juillet 2018 à 7h21 par La rédaction

Emmanuel Macron: "Ce qui s'est passé le 1er mai est une trahison. Le seul responsable c'est moi. C'est moi qui ai fait confiance à Benalla, c'est moi qui ai confirmé la sanction"

MONA FM
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Emmanuel Macron: "Ce qui s'est passé le 1er mai est une trahison. Le seul responsable c'est moi. C'est moi qui ai fait confiance à Benalla, c'est moi qui ai confirmé la sanction"

"S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent le chercher", a lancé, bravache, le chef de l'Etat mardi soir devant son gouvernement et sa majorité parlementaire quasiment au grand complet.

Alors qu'il restait mutique après plusieurs jours de désordre, blocages et tensions, et que la pression s'intensifiait pour qu'il donne sa vision d'une affaire le touchant au plus près, Emmanuel Macron a choisi un cadre et un moment inattendus - un pot de fin de session parlementaire à la Maison de l'Amérique latine de Paris - pour s'exprimer. Une façon de montrer qu'il restait malgré tout maître des horloges et capitaine du navire.


"On ne peut pas être chef par beau temps et se soustraire lorsque le temps est difficile", a-t-il lancé dans un discours d'une demi-heure environ, consacré pour partie au tumulte né de la diffusion de vidéos montrant Alexandre Benalla, son proche collaborateur, frappant des manifestants le 1er mai.

"Celui qui a fait confiance à Alexandre Benalla, c'est moi, le président de la République. Celui qui a été au courant et a validé l'ordre, la sanction de mes subordonnées, c'est moi et personne d'autre", a notamment martelé le chef de l'Etat, affirmant que "personne n'a jamais été protégé".

Ironique, il avait entamé son intervention en affirmant qu'"Alexandre Benalla n'a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n'a jamais occupé un appartement de 300 m2, Alexandre Benalla n'a jamais eu un salaire de 10.000 euros, Alexandre Benalla n'est pas mon amant".