Publié : 15 juillet 2016 à 8h44 par La rédaction
Le point sur la situation à Nice après les attentats.
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Au moins 84 personnes ont été tuées jeudi soir lorsqu'un camion a foncé sur la foule qui assistait à un feu d'artifice à Nice lors des festivités de la Fête nationale française.
Le président de la République François Hollande a dénoncé "une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié". Huit mois après les attaques djihadistes de novembre à Paris, qui avaient fait 130 morts, la France a replongé dans l'horreur avec des scènes effroyables sur la Promenade des Anglais, haut-lieu touristique près de la Méditerranée.
Alors que le feu d'artifice touchait à sa fin, un camion blanc a foncé à pleine vitesse dans la foule, qui rassemblait des milliers de personnes dont de nombreux étrangers, et roulé sur près de deux kilomètres, selon la justice française.
Au moins 84 personnes, dont des enfants, ont été tuées et des dizaines blessées, dont 18 se trouvaient "en état d'urgence absolue", selon un bilan provisoire du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
Le "caractère terroriste" de l'attaque, qui n'a pas été revendiquée, "ne peut être nié", a déclaré dans une allocution télévisée le président François Hollande. "La France a été frappée le jour de sa fête nationale, le 14 juillet, symbole de la liberté", a-t-il souligné, en dénonçant une "monstruosité".
A l'issue de sa course folle, le conducteur du camion a été abattu par la police. Dans son véhicule, "des armes lourdes" ont été retrouvées, selon le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi, qui se trouvait sur les lieux.
Autour, "c'était le chaos absolu", "des gens hurlaient", a décrit un journaliste de l'AFP, Robert Holloway, qui assistait aux festivités du 14 juillet dans la capitale de la Riviera.
Les autorités ont appelé la population à rester chez elle, le temps de déterminer si le tueur "a agi seul ou s'il a bénéficié de complices qui auraient pris la fuite", a expliqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet.
L'homme a tiré dans la foule avec un pistolet avant d'être abattu a affirmé des sources proches de l'enquête. Des papiers d'identité au nom d'un Franco-Tunisien ont été retrouvés à l'intérieur du camion.
Selon Reuters, ce dernier était connu des services de police pour des faits de droit commun mais pas des services de renseignement selon une source proche de l'enquête.
"Au moment où il a été abattu par les policiers, il avait fait feu plusieurs fois", a souligné vendredi l'ex-maire de Nice et actuel président de la région de la ville, Christian Estrosi. En outre, une "grenade inopérante" a été retrouvée dans le camion ainsi que "des armes longues factices".
Le camion avait lui été loué il y a quelques jours.
Un important dispositif de sécurité a été délimité dans le centre de Nice, où de nombreuses ambulances, des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont déployés.
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A Paris, où le président François Hollande est rentré en urgence, une cellule de crise a été activée au ministère de l'Intérieur.
Le chef de l'Etat a annoncé une prolongation pour trois mois supplémentaires de l'état d'urgence, qui devait prendre fin dans quinze jours, et le recours à des citoyens réservistes pour seconder l'armée et les gendarmes.
Frappée deux fois l'an dernier par des attentats djihadistes sans précédent (17 morts les 7, 8 et 9 janvier et 130 morts le 13 novembre), la France vivait depuis dans la crainte de nouvelles attaques en dépit d'un dispositif sécuritaire drastiquement renforcé.
Depuis plus d'un an, plusieurs projets d'attentat ont été déjoués en France mais de nouvelles attaques étaient notamment craintes à l'occasion de l'Euro de football, qui s'est terminé dimanche sans incident.
François Hollande réunira un conseil restraint de sécurité et de défense vendredi vers 9h pour évoquer la situation.
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