Publié : 8 janvier 2018 à 17h55 par La rédaction

Pimkie : 208 "ruptures conventionnelles collectives" envisagées

MONA FM
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L'enseigne de prêt-à-porter, en difficulté, a dévoilé aux syndicats un projet visant à supprimer 208 postes en France grâce à ce dispositif mis en place par les ordonnances réformant le Code du travail. PSA devrait suivre demain.

Pour les salariés de Pimkie, c'est le jour J. La direction de la chaîne de prêt-à-porter féminin - propriété du groupe Mulliez - présentait ce lundi devant le comité central d'entreprise un projet de réduction de l'emploi sous forme de ruptures collectives conventionnelles. Selon une source proche du dossier, les suppressions d'emplois concernent 208 salariés sur 1900 en France. 83 salariés travaillant dans 37 magasins devraient ainsi perdre leur emploi, ainsi que 41 salariés en logistique, 31 travaillant au siège français de Neuville-en-Ferrain et 53 au siège international.

Légale depuis seulement le 22 décembre dernier, la rupture conventionnelle collective fait partie des ordonnances réformant le Code du travail, signées en septembre par le gouvernement et ratifiées par le parlement en novembre dernier. Les ruptures conventionnelles collectives permettent de réaliser des départs volontaires selon une procédure moins risquée pour l'entreprise et qui peut s'avérer moins contraignante que celle d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Avec ce dispositif, l'entreprise n'a plus l'obligation d'invoquer des difficultés économiques. Elles sont toutefois conditionnées à la signature d'un accord majoritaire avec les syndicats. Cet accord devra notamment fixer le nombre de départs envisagés, l'indemnité proposée (au moins égale aux indemnités légales de licenciement), les conditions à remplir et les critères pour départager les volontaires, ou encore des mesures de reclassement (formation, soutien à la création d'entreprise...) pour aider les ex-salariés à retrouver un emploi.