Publié : 19 janvier 2017 à 8h14 par La rédaction

Scènes de ménages : l’Ordre des phar­ma­ciens s’en prend à la série car elle déva­lo­ri­se­rait la profes­sion

MONA FM
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Mécon­tents d’être cari­ca­tu­rés à travers le person­nage de Philippe dans Scènes de ménages, les phar­ma­ciens ont adressé un cour­rier bien salé à M6 pour se plaindre du programme.
Grégoire Bonnet, qui joue Philippe dans Scènes de ménages, s’était confié sur ses débuts diffi­ciles dans le programme. Les télé­spec­ta­teurs ont mis un certain temps avant d’ac­cep­ter son arri­vée en 2015 dans la série que M6 a commencé à diffu­ser six ans plus tôt. Il y incarne un phar­ma­cien quinqua­gé­naire, assez aisé et porté sur le bling-bling. Les fans du programme ont fini par l’ac­cep­ter, mais certains ne sont pas séduits du tout. Comme l’a dévoilé Télé-Loisirs, le Conseil natio­nal de l’ordre des phar­ma­ciens a envoyé une missive très amère à M6 pour se plaindre de ce person­nage : « Certains propos, et plus large­ment certains sketchs, déva­lo­risent, voire ridi­cu­lisent la profes­sion de phar­ma­cien », s’of­fusquent les membres de l’Ordre.
Ces profes­sion­nels de santé ont bien conscience que le person­nage de Philippe est lié au « ton humo­ris­tique de la série », mais cela ne les empêche pas de trou­ver que trop, c’est trop : « Cela ne doit pas pour autant se faire au détri­ment de la profes­sion. […] En véhi­cu­lant ainsi une image néga­tive et déva­lo­ri­sante du phar­ma­cien d’of­fi­cine, ces scènes risquent d’al­té­rer la percep­tion du public envers un profes­sion­nel de qualité et conscien­cieux, dont la voca­tion est d’ap­por­ter quoti­dien­ne­ment son exper­tise au service des patients et de la santé publique. » Pour l’Ordre des phar­ma­ciens, Scènes de ménages devrait cesser de porter « atteinte à l’image des profes­sion­nels de santé ».
La chaîne M6 a répondu à ces critiques par une lettre signée du direc­teur de la fiction Yann Goazem­pis : « Nous avons été surpris par votre cour­rier et sommes déso­lés que certains membres de votre profes­sion aient pu être bles­sés, voire vexés, par certains de nos sketches. Toute­fois, nous ne croyons pas qu’ils puissent avoir eu pour effet d’al­té­rer la percep­tion du public vis-à-vis de la profes­sion de phar­ma­cien et encore moins de la compé­tence de ses membres. » Le trai­te­ment n’a pas pris.