Publié : 25 février 2016 à 20h56 par La rédaction
Un flash d'ondes radio venu d'une galaxie très lointaine identifié
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Des astronomes ont identifié pour la première fois la provenance d'un "sursaut radio rapide" d'une autre galaxie, un phénomène cosmique encore très mystérieux.
Pour la première fois, des astronomes sont parvenus à identifier la provenance d'un "sursaut radio rapide", phénomène cosmique encore très mystérieux. Ce flash très bref d'ondes radio repéré par des télescopes venait d'une galaxie située à 6 milliards d'années-lumière de la Terre, révèle une étude publiée mercredi. Cette galaxie est large d'environ 70.000 années-lumière et sa masse représente l'équivalent de 100 milliards d'étoiles de la taille du Soleil, précise Evan Keane, l'un des artisans du projet de réseau international de radiotéléscopes SKA.
Les sursauts radio, difficiles à détecter
Les "sursauts radio rapides", de leur petit nom FRB (Fast radio burst), ont été mis en évidence en 2007 par une équipe de scientifiques menée par Duncan Lorimer, à partir de données recueillies par un observatoire. En une milliseconde, ils émettent autant d'énergie que le Soleil en 10.000 ans. Il est extrêmement difficile de les détecter directement. C'est ce qu'a fait le radiotélescope de Parkes en Australie le 18 avril 2015, portant à 17 le nombre de FRB recensés à ce jour.
Quelle est l'origine des sursauts radio ?
La cause de ces flashs radio reste inconnue et les hypothèses sont légion. "Il y a actuellement plus d'idées sur la nature de la source de ces FRB qu'il n'y a de FRB" recensés, relève Duncan Lorimer, de l'Université de Virginie-Occidentale (Etats-Unis). Ils pourraient résulter de la fusion d'étoiles à neutrons (des astres minuscules mais très denses, composés essentiellement de neutrons), indique à l'AFP Evan Keane, auteur principal de l'étude publiée dans la revue britannique Nature. D'autres scientifiques imaginent même des signaux extraterrestres. "Cette découverte ouvre la voie à la compréhension de ce qui provoque ces flashs", estime Simon Johnston du CSIRO, l'organisation australienne pour la recherche qui a participé à l'étude. Il espère que dans le futur, "il sera possible de trouver plusieurs FRB par semaine".
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